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Le blog du numérique libre

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europe open source

La Commission Européenne soutient le logiciel libre

Posté le 23 décembre 2014 dans Bureautique, CMS, Framework / EDI, Gouvernement / droit, Internet / messagerie et tagué par edeation.

La Commission Européenne s’intéresse à la communauté open-source et le montre en déclarant vouloir aider le développement du logiciel libre, en promouvant notamment la méthode des patches de façon à permettre l’ajout de nouvelles fonctionnalités. Comme l’explique Pierre Damas, chef de secteur à la direction générale aux technologies de l’information (DIGIT), c’est une façon de renvoyer l’ascenseur à une communauté dont tout le monde profite, directement ou indirectement : « Nous utilisons beaucoup de composants open source que nous adaptons et intégrons, et il est temps que nous contribuions à notre tour ».

Les décideurs de la CE reconnaissent en effet que l’open-source a sensiblement réduit leurs coûts en matière de TIC (technologies de l’information et de la communication), ce qui a facilité la modernisation des services publics et le renforcement des acteurs des TIC européennes. Selon Damas, la politique interne de la CE est donc en train de changer : les logiciels open-source sont de plus en plus sollicités. Lorsqu’un achat de logiciels est à l’étude, les solutions open-source sont désormais considérées au même titre que les solutions propriétaires. De fait, la CE utilise déjà beaucoup d’outils open source, remarque Pierre Damas, y compris pour les serveurs, les solutions Web et les systèmes d’exploitation : « Nous avons plus de 10 000 serveurs Web Apache, plus de 1800 hôtes exécutant Red Hat Linux et Drupal sera le CMS de base du nouveau site web Europa. Nos développeurs utilisent beaucoup d’ outils open source et de bibliothèques de code », ajoute Damas.

On peut quand même rappeler que l’intérêt pour l’open source ne date pas d’hier. Cela fait presque 10 ans (en 2005) que la DIGIT avait lancé un bureau Linux pilote sur lequel était utilisée la suite logicielle OpenOffice. Mais la Commission Européenne entend aujourd’hui passer la vitesse supérieure et éliminer les obstacles qui entravent le développement du logiciel libre, ce qu’elle vient d’annoncer lors d’une conférence à Bruxelles. La CE souhaite en particulier clarifier certains aspects juridiques, comme les droits de propriété intellectuelle ou les droits d’auteur, ce qui, prévient Damas, n’est pas une mince affaire. Il est attendu que ces initiatives motivent les fonctionnaires de la Commission Européenne pour promouvoir l’utilisation de logiciels libres et open source à la Commission. La CE devrait ainsi définir sa nouvelle politique en faveur du logiciel libre au premier trimestre 2015. En attendant, Damas a donné un aperçu de cette politique lors d’un atelier sur les normes ouvertes et l’attribution des marchés des TIC, le mercredi 3 décembre. Cet aperçu montre qu’il sera proposé des alternatives pour la messagerie, les groupware et les infrastructures logicielles. Et lorsque viendra le temps de renouveler les solutions de bureau, la CE publiera un appel d’offre sur la base de spécifications techniques, où les solutions open source auront toutes leurs chances.

open data

Open Data : les progrès spectaculaires de la France

Posté le 18 décembre 2014 dans Big data / open data, Culture libre / science libre et tagué par edeation.

Non, la France n’est pas en retard sur tout. Dans le domaine des Open Data, la France serait presque le premier de la classe. En effet, si l’on en croit le classement mondial Open Data Index, la France se classe dorénavant 3è (sur 184 pays), soit une progression spectaculaire de 9 places en un an (son classement était 12e en 2013). Seuls le Royaume Uni (1er) et le Danemark (2d) font mieux. Son taux d’ouverture des données est ainsi de 80%, ce qui est sensiblement mieux que nos voisins allemands (69%), mieux que les États-Unis (70%) et, plus étonnant, bien mieux que la Belgique (39%). Seul le Royaume Uni semble encore inaccessible, pour l’instant, avec son taux d’ouverture record de 93%.

Comment expliquer ce bond spectaculaire de la France? Pour l’essentiel, à l’ouverture de nombreux paquets de données, notamment législatives (via la Direction de l’Information légale et administrative), postales, électorales ou encore budgétaires. Parmi les 10 domaines recensés (horaires des transports, budget de l’État, dépenses publiques, résultats électoraux, registre du commerce et de l’industrie, cartographie nationale, statistiques nationales, données législatives, codes postaux, émissions de pollution), la France n’accuse plus que 3 relatifs points faibles : les dépenses publiques, le registre du commerce et de l’industrie et les données législatives.

Il faut donc croire que le « choc de simplification » se traduit dans les faits par un choc de libéralisation des données, ce dont se réjouit d’ailleurs le Secrétariat d’Etat à la réforme de l’État et à la Simplification.

Vous pouvez consulter l’ensemble des données sur le site du Global Open Data Index.

OpenStreetMap

Le routage open-source, c’est maintenant

Posté le 15 décembre 2014 dans Géolocalisation et tagué , , , , , , , , , par edeation. | Laisser un commentaire

L’objet de ce billet est d’expliquer comment calculer l’itinéraire optimal entre deux points du globe. Sur le plan pratique, chacun sait évidemment comment s’y prendre. Mais ce que l’on cherche à comprendre ici, c’est comment construire soi-même l’outil de calcul. Il existe plusieurs API commerciales pour y parvenir : celle de Google (Google Distance Matrix), celle de Bing (Bing Routes) ou encore celle d’AOL (MapQuest). Le problème, c’est que ces solutions sont… commerciales, c’est-à-dire que leur gratuité comporte des limites. Celles-ci sont de trois ordres : limites d’extraction, d’utilisation et de diffusion des données. C’est pourquoi notre propos est ici d’envisager la création d’un outil 100% open-source.

Calculer l’itinéraire optimal entre 2 points du globe, c’est construire une matrice de distances ou de durées. Pour ce faire, nous avons besoin de 7 composants essentiels, que nous voulons donc tous open-source.

  • Un réseau routier open-source : ce sera le projet OpenStreetMap (OSM).
  • Un outil de manipulation de données OSM open-source : ce sera Osmosis.
  • Un serveur de tuiles cartographiques open-source : ce sera Mapnik ou Osmarender.
  • Un moteur de routage open-source : ce sera GraphHopper ou OSRM
  • Un outil d’interrogation de données OSM par nom (reverse geocoding) open-source : ce sera Nominatim.
  • Une librairie de visualisation open-source : ce sera OpenLayers ou Leaflet.
  • Une distribution open-source : ce sera une Ubuntu Linux, disons la version 12.04 ou supérieure.

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Bossie Awards 2014
openmotics

La domotique open source avec OpenMotics

Posté le 10 décembre 2014 dans Web 3 / IoT / objets connectés et tagué , par edeation. | Laisser un commentaire

OpenMotics est un système domotique complet open source, à la fois matériel et logiciel. Il permet de gérer les prises de courant, le système d’éclairage, le chauffage ou la climatisation. Le système mesure la puissance utilisée par les composants d’une unité d’habitation, et permet de programmer des actions automatisées. Pour garantir l’interopérabilité avec d’autres systèmes, OpenMotics fournit une API à travers lequel différentes actions peuvent être exécutées. La partie logicielle est distribuée sous licence GPLv2 et disponible en téléchargement libre. La partie matérielle se compose de fichiers de montage disponibles en téléchargement. Distribués sous licence Attribution-ShareAlike 4.0, ces fichiers permettent de concevoir, adapter et fabriquer son propre matériel domotique

Le projet a commencé il y a 10 ans avec des modules matériels de base pour les interrupteurs et les prises de courant. Depuis, le nombre de modules a augmenté pour arriver aujourd’hui à un système domotique complet et extensible. Les modules comprennent un module passerelle — le cœur du système — qui synchronise les autres modules. Un module permet ainsi de lire l’état des interrupteurs, d’allumer ou éteindre les lumières, de mesurer la puissance consommée par chaque appareil dans votre maison…
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Symfony

Symfony 2.6.0 adopte Bootstrap

Posté le 8 décembre 2014 dans Framework / EDI et tagué , par edeation. | Laisser un commentaire

SensioLabs vient d’annoncer la sortie de Symfony 2.6.0 en version stable. La surprise du chef est la prise en compte de Bootstrap. Une demi-surprise en réalité, tant Bootstrap tend à devenir de plus en plus incontournable pour le développement du front (i.e. HTML / CSS / JavaScript) en responsive-design. On ne compte plus les projets qui utilise Bootstrap pour leur interface. C’est la raison pour laquelle SensioLabs a pris l’initiative d’intégrer un nouveau thème dans Symfony, basé sur Bootstrap 3, pour la création des formulaires.

En dehors de cette nouveauté, SensioLabs annonce bien d’autres nouvelles fonctionnalités et améliorations (plus d’une centaine), ainsi que certaines corrections d’anomalies. En vrac, notons l’apparition dans la barre de debugage d’un suivi de requête AJAX, l’amélioration du système de debugage (un nouveau composant nommé VarDumper fait son apparition pour l’occasion), l’amélioration de la traduction (extensibilité des expressions de langage), un nouveau pare-feu de sécurité basé sur REMOTE_USER.

Retrouvez la liste officielle des nouvelles fonctionnalités et améliorations sur annonce officielle de la mise à jour Symfony 2.6.0.

Firefox Developer Edition

Lire ses flux RSS sur Firefox Developer Edition

Posté le 4 décembre 2014 dans Internet / messagerie et tagué , , par edeation. | Laisser un commentaire

Depuis la sortie de Firefox Developer Edition, on voit progressivement fleurir sur les blogs les premiers retours d’expérience, en tant que développeur ou simple utilisateur. Je vais participer à mon tour à ce petit jeu, en parlant très modestement d’une fonction aussi simple qu’indispensable : la lecture des flux RSS.

Avant d’utiliser Firefox Developer Edition, j’utilisais Iron (abandonnant Firefox pour l’occasion), couplé à Slick RSS pour la lecture des flux, une extension pas forcément toute-puissante mais néanmoins pratique et suffisante pour couvrir mes besoins (« less is more » comme on dit). Me revoici donc sous Firefox, d’abord touché par son divorce avec Google, puis plutôt convaincu par les premiers retours des développeurs (merci à eux) sur cette version « abstraite » du célèbre navigateur (remarquez au passage la nouvelle icône qui représente un globe abstrait sans matière, bien vu non?).
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web 3.0

Qu’est-ce que le web 3.0, réellement ?

Posté le 1 décembre 2014 dans Cloud, Web 3 / IoT / objets connectés et tagué , , , , , , par edeation.

Alors que le web 3.0 est annoncé dans quelques mois, une couche de mystère entoure encore ce qu’il recouvre exactement. Voici ce que l’on peut en lire ce jour sur Wikipedia :

L’expression Web 3.0 est utilisée en futurologie à court terme pour désigner le Web qui suit le Web 2.0 et constitue l’étape à venir du développement du World Wide Web. Son contenu réel n’est pas défini de manière consensuelle, chacun l’utilisant pour désigner sa propre vision du futur d’internet.

Quand on essaie de creuser un peu la question, on découvre que chaque auteur donne effectivement au web 3.0 un contenu différent. Certains parlent de web sémantique (comme si le web 2.0 actuel ne l’était pas déjà), d’autres de « web des objets connectés » (pour que votre réfrigérateur puisse enfin vous alerter qu’il faut racheter du beurre), ou de web du cloud. D’autres encore parlent d’un web permettant des actions de groupe (à l’image d’une communauté de hackers)…
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dot-net-foundation

Microsoft ouvre la plateforme .NET !

Posté le 28 novembre 2014 dans Framework / EDI et tagué , par edeation. | Laisser un commentaire

C’est une nouvelle qui n’est pas passée inaperçue dans la communauté open-source : le géant Microsoft vient d’annoncer la transition de la plateforme .NET vers l’open source. Un choix surprenant qui en dit long sur l’intérêt grandissant de l’open source, Microsoft motivant ce choix en disant qu’il « …serves as a forum for commercial and community developers alike to strengthen the future of the .NET ecosystem by promoting openness, community participation and rapid innovation ».

Voici ce qui dit en substance l’annonce officielle :

Microsoft is providing the full .NET server stack in open source, including ASP.NET, the .NET compiler, the .NET Core Runtime, Framework and Libraries, enabling developers to build with .NET across Windows, Mac or Linux.

Concrètement, ce que Microsoft rend open-source, c’est plusieurs couches de la pile de .NET côté serveur. Il s’agit plus précisément du compilateur C# Roslyn (déjà passée auparavant sous licence Apache 2.0), qui est désormais disponible en téléchargement à partir de CodePlex. La pile de développement modulaire Core 5, qui est le fondement de toutes les futures plateformes .NET, est passée pour sa part sous licence MIT. En plus de ces annonces, une nouvelle version de Visual Studio 2015 est annoncée, qui remplace Communauté Visual Studio Express (cette composante n’est toutefois pas open-source, mais seulement gratuite). A ce stade, le code permettant d’exécuter .NET sur Linux et iOS n’est pas encore développé, il faudra patienter quelques mois.

Un sacré appel du pied aux développeurs de la part de Microsoft, qui devra bénéficier à tout le monde, à commencer par les développeurs, qui trouveront plus d’outil et de ressources à leur disposition.