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À propos du logiciel libre open source

Ce qu’il faut savoir sur le logiciel libre open source

Un logiciel est dit « libre » si son code source est « ouvert », c’est-à-dire s’il est librement distribué, permettant l’accès sans restriction au code source afin de créer des logiciels dérivés. On parle souvent de logiciels « open source » pour qualifier de tels logiciels, car les licences compatibles open source englobent les licences libres selon la définition de la Free Software Foundation ou FSF. On peut également rencontrer la dénomination anglaise de « free software ». Il ne faut en aucun cas confondre un logiciel libre open source avec un graticiel (ou « freeware »), qui désigne quant à lui un logiciel gratuit (ouvert ou non).

Par définition, un logiciel libre est toujours open source. Pour être libre, un logiciel doit respecter quatre libertés fondamentales :

  • la liberté d’exécution ;
  • la liberté d’étude ;
  • la liberté de redistribution des copies ;
  • la liberté d’amélioration.

Ces conditions impliquent ainsi que le code source d’un logiciel doit être disponible. L’OSI (Open Source Initiative) joue un rôle d’organe certificateur et, sur la base de neuf critères caractérisant un logiciel open source, dresse une liste de licences respectant l’appellation open source.

logiciel libre open source

En pratique le logiciel libre open source est un gage de qualité car la communauté des développeurs peut librement étudier le code source pour localiser d’éventuels problèmes de sécurité. Par la même occasion, le logiciel libre permet à des institutions, des sociétés ou des pays d’acquérir une précieuse indépendance technologique. L’open source représente de fait une offre logicielle extrêmement fournie, et très dynamique avec des dizaines de nouveaux produits chaque jour. Enfin, last but not least, le logiciel libre / open source est par définition plus avantageux du point de vue des coûts.

Open core et fauxpen source

Le logiciel libre ou open source est aujourd’hui en plein expansion, et sa légitimation est désormais appuyée jusque dans les plus hautes instances démocratiques (gouvernements, Union Européenne…). Mais, comme toujours en pareilles circonstances, on trouve inévitablement des profiteurs, et des usurpateurs. On trouve en effet aujourd’hui de nombreux exemples de projets open source qui offrent une licence ouverte mais un processus de développement et de distribution relativement fermé (typiquement : Oracle). D’où l’importance de bien saisir la différence entre le vrai open source, qui tombe sans restriction sous la vraie définition de l’Open Source Initiative, et le faux open source — appelé « fauxpen source » ou « open core » — qui use de l’open source tout en détournant son esprit en proposant une seconde licence commerciale. Ce détournement peut se manifester de deux manières :

  • Par une offre complémentaire commerciale : le noyau du logiciel est libre mais il est accompagné de fonctions complémentaires payantes, proposées dans des formules premium, formules entreprise, et autres formule business… ;
  • Par une offre de services jointe commerciale : le logiciel est libre mais s’accompagne de services payants, comme le support technique, l’intégration de la solution ou la formation du personnel.

Le premier modèle a (ou devrait avoir) au moins le mérite d’être clair ; on sait à quoi s’attendre quand on choisit la formule de base. C’est pourquoi il est le moins pire des modèles, et mon opinion est qu’il peut être recommandable, même s’il faut toujours s’en méfier. Il faut quand même que les éditeurs y trouvent leur compte, surtout quand le logiciel a demandé de gros investissements.

Le second modèle est en revanche plus pernicieux, dans la mesure où le client ne sait pas forcément ce qu’il attend. Surtout, il arrive que les services joints soient tout simplement obligatoires, comme l’intégration de la solution. Une drôle de conception du logiciel libre, qui peut parfois aboutir à des situations insupportables (par exemple à l’impossibilité de déboguer rapidement un logiciel sans abonnement au support technique).

Il convient donc de bien faire attention aux offres complémentaires et jointes, lorsque vous devez choisir une solution logicielle chez une agence ou un éditeur.